Neveu de deux artistes prestigieux, le jeune Ali Ali-Khodja suit le cours d’Omar Racim qui s’est attaché à perpétuer la tradition de l’enluminure et de la calligraphie, avant d’entrer, en 1937, à l’Ecole des Beaux-Arts d’Alger où il est l’élève de son autre oncle, Mohamed Racim, le maître de la miniature algérienne. Plutôt que de se poser en héritier, ce miniaturiste au talent reconnu, qui confiait encore récemment avoir "vécu avec la miniature dans le monde de la simplicité, de la sensualité avec l’Orient et la Chine", va se tourner vers la peinture de chevalet. De cette première période, l’artiste conservera toute sa vie le parti pris de la couleur en cultivant une palette d’une grande richesse chromatique.
Né en 1923 à Bologhine, peintre, aquarelliste et aussi graveur à ses heures, Ali Ali Khodja fut en outre professeur à l’Ecole des Beaux Arts jusqu’en 1994, date à laquelle il se retire sans cesser de peindre. Depuis 1942, au Salon des Artistes algériens et orientalistes, Ali Ali-Khodja a participé à une quarantaine d’expositions à Alger, Stockholm, Oslo et Copenhague ("Miniatures agériennes", 1947), Grenade (1950), Rabat et Ankara (1974), Tunis (1979), Pekin (1983) et Paris ("Algérie, peinture des années 80", Cnap, 1986).
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