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Nicolas Luc-Olivier MERSON
(Paris, 21 Mai 1846 - Paris, 13 Novembre 1920).


Nicolas Luc-Olivier Merson    Né d'un père peintre et critique d'art, Luc-Olivier Merson fut un peintre académique célèbre (parfois qualifié de peintre pompier) issu de l'Ecole des Beaux-Arts à Paris. Elève de Gustave Chassevent et de Pils, il expose au Salon dès 1866. Après un séjour en Italie il réalise des toiles pseudo-médiévales, des sujets allégoriques, historiques et bibliques, il reçoit le prix de Rome d'histoire en 1869 avec le Soldat de Marathon. Il entre à l'Institut en 1892, et est nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts en 1906. Il en démissionne en 1911, jugeant que celle-ci abandonne sa vocation au profit des influences et procédés modernes.
    Prénomé Nicolas comme le peintre Poussin et Luc comme le saint qui réussit dit-on à reproduire les traits de la Vierge : la prédestination du jeune Nicolas Luc Olivier à peindre des sujets religieux était sans doute inéluctable...
   Olivier, son père issu d'une famille installée en Vendée au XVIII ème siècle, lui-même peintre, critique d'art et sous-inspecteur des musées avait sans doute placé beaucoup d'espoir en son fils.
   Bercés par une culture académique héritée de David et d'Ingres, les Merson fréquentaient régulièrement le Louvre en compagnie de leur fils et c'est très jeune qu'il entre dans l'atelier de Pils. Dès 1866 il expose au Salon sa première toile : Leucothoë et Anaxandre. Ce n'est pas un succès, mais on devine déjà dans ce tableau son talent de dessinateur qui ne sera jamais démenti et qui trouvera son apogée lorsque plus tard Merson abordera les vitraux et les illustrations de livres.
   Toute sa vie, Olivier témoignera envers son fils d'une profonde affection et d'une grande fierté.
   On peut considérer qu'il y a deux grandes périodes dans la vie de Luc-Olivier Merson : l'une heureuse et tranquille où malgré les terribles événements de 1870 et 1871, il est gai, enjoué, volontiers farceur cabot même, puis à partir de 190x une longue série de deuils (son fils, son épouse, son père) le plonge dans une tristesse quasi-permanente.

   Source : http://www.coppoweb.com/

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