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Un timbre préoblitéré est un timbre-poste surchargé d'une marque équivalent à une oblitération.
Vendus en grand nombre, ces timbres ne sont acceptés par l'administration postale émettrice que s'ils affranchissent un envoi en grand nombre et en un seul jour. C'est pour cette raison que certains des premiers timbres préoblitérés portaient la date du jour d'utilisation. L'administration économise le temps destiné à l'oblitération ; parfois, elle accorde un prix préférentiel aux acheteurs de ces timbres.
Progressivement, ces timbres sont remplacés par des marques préimprimées sur les emballages des plis.
Ces timbres sont souvent collectionnés neufs achetés à l'unité au service philatélique. Pour les collectionner sur pli, il faut disposer de pièces permettant de démontrer qu'il s'agit bien d'un exemplaire d'un envoi en nombre ; preuve peu évidente qui peut expliquer que la collection des préoblitérés est peu courante comme semble indiquer un article philatélique de 1999 : « Supplique pour la réhabilitation des préoblitérés ».
En France, dès les années 1860, les postiers sont confrontés à l'affranchissement et l'oblitération des imprimés et échantillons que les sociétés commerciales expédiaient à leurs clients, d'imprimés électoraux en 1870 ou sur des journaux. Des timbres à l'effigie de Napoléon III sont connus oblitérés à l'avance avec un timbre à date[1]. Ces timbres se reconnaissent puisque leur multiple oblitération ne dépasse pas du timbre sur le pli.
Parmi ses usages précurseurs, l'agence Havas utilise des vingt centimes préoblitérés pour expédier au dernier moment ses dépêches pendant le mois de mai 1871 et les événements de la Semaine sanglante.
En 1893 à Paris, les postes expérimentèrent des timbres préoblitérés spécifiques pour l'affranchissement des journaux et des imprimés. Des timbres au type Paix et Commerce sont marqués à la roulette par une surcharge de quatre lignes entre janvier et mars 1893, cinq lignes entre septembre et décembre 1893 : « PARIS - IMPR. », puis en-dessous, des éléments de datation. Quelques entreprises ont utilisé ce service à l'époque, notamment les Grands Magasins du Louvre et Le Bon Marché.
Timbre préoblitéré de 1922, au type Semeuse camée. En 1920 à Paris, l'expérimentation est recommencée en imposant aux entreprises de coller les timbres préoblitérés au type Semeuse (« POSTES 6- PARIS - 1920 » et de trier leurs plis. En échange, elles bénéficient du tarif des « envois en nombre ». En 1921, la surcharge est modifiée (« FRANCE » au lieu de « PARIS ») avec la généralisation de ce système à l'ensemble du pays.
En septembre 1922, apparaît la surcharge en arc de cercle « AFFRANCHts - POSTES », toujours en usage au début du XXIe siècle.
Jusqu'en 1954, les types d'usage courant de l'époque voient certaines de leurs valeurs préoblitérées. En 1954, le type Coq de P. Poulain est la première série spécialement dessinée pour les timbres préoblitérés et inaugurent plusieurs décennies de séries thématiques vendues à l'unité aux collectionneurs à partir de 1965, alors que les entreprises doivent les acheter par centaines et ramener des plis identiques pour bénéficier du tarif « envoi en nombre ».
Cependant, dans les dernières décennies du XXe siècle, l'utilisation des machines à affranchir et d'enveloppes imprimées avec le code client de l'entreprise expéditrice a réduit l'utilisation des timbres préoblitérés par les entreprises en France.
Source : Wikipédia.
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I - Avant l'Indépendance de 1924 à 1958 |
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1938/41 (n° 13)
1944 (n° 14)
1947 (du n° 15 au n° 19)
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II - Après l'Indépendance |
1963 (du n° 20 au n° 23)
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